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Foire aux questions

LE FINANCEMENT PAR L'AFFACTURAGE

Quels sont les modes de financement en affacturage ?

Le mode de financement en affacturage : Virements ou Billets à Ordre

La société d’Affacturage peut vous financer par virement sur le compte bancaire de votre choix (le panachage est bien sûr possible).
Elle peut aussi vous financer par B.O (Billet à Ordre).
Dans ce cas, vous avez là aussi la main sur le montant et l’échéance du billet.
Faute de ces précisions, la société d’affacturage émettra un billet sur la durée moyenne de règlement de vos clients.
La société d’affacturage s’engage à rembourser votre banquier à l’échéance du billet.

Si votre encours client n’est pas soldé, il est évident que vous supporterez chez le factor les agios complémentaires.

Vous remettez alors ce Billet à Ordre à votre banque qui va l’escompter.
- Dans le cas d’un virement : Les intérêts financiers sont perçus par la société d’affacturage.
- Dans le cas d’un Billet à Ordre : Les intérêts financiers sont au profit de votre banque.

Vous pouvez optimiser à tout moment vos coûts financiers !

En fonction de vos besoins de trésorerie, vous pouvez demander un Billet à Ordre sur une durée précise, 30, 60, 90 jours (dès lors que cette durée ne dépasse pas le délai moyen de règlement client)... et d’un montant choisi.
Les agios que prendra votre banquier en mobilisant ce billet à ordre seront donc liés à son montant et à sa durée.
Comment fonctionne le financement par l'affacturage ?

Dans l’ Affacturage, le financement est ‘’à la carte’’.

Vous n’êtes absolument pas tenu de financer tout votre encours si vous n’en avez pas besoin.

La seule règle est que si vous confiez un client, vous devez confier toutes les factures de ce client, et quelque soit la taille de ces factures.
Le financement n’est pas limité (il ne s’agit pas d’une ligne de financement comme en banque) sauf dans les cas où vos clients ne peuvent être favorablement garantis contre les impayés (cas des entreprises récentes, de faible solvabilité, ayant des incidents de paiement, privilèges, etc..).
Toutefois nous constatons que de plus en plus de sociétés d’affacturage de banque mettent en place un ‘’encours finançable’’ à leurs contrats.
Ce niveau d’encours est bien sûr négociable à la hausse en cas de progression de votre chiffre d’affaires et de vos besoins.
Si vous avez cédé 1500 euros TTC de factures, vous retrouverez donc sous 48 heures 1350 euros TTC disponibles (généralement 90%), dont seront déduits les différents frais de la société d'affacturage.
Vous décidez de ce que vous souhaitez financer en fonction de vos besoins : 500, 850, 1200 euros…
Tout financer engendrerait des agios inutiles.
Il vous appartient donc de déclencher vos financements en temps voulu, et pour les montants nécessaires.

Avertissement important :

Certaines sociétés d’affacturage ‘’verrouillent’’ encore la liberté de financer ou non.
Dans ce cas, dès réception des factures, le volume intégral est financé (d’autant plus quand il s’agit de faire travailler la banque qui est liée au factor et de lui faire escompter des billets à ordre).
Bien souvent, nous constatons qu’il n’a jamais été indiqué à l’entreprise qu’elle pouvait avoir la main sur ce qu’elle finance ou pas.
Dans certains cas, l’entreprise ne reçoit même pas les billets à ordre.
Ceux-ci sont directement envoyés à l’agence bancaire et immédiatement mobilisés.
Cela frise l’abus de pouvoir, fort heureusement de plus en plus rare.

Même si vous êtes en état de dépendance extrême vis-à-vis de votre banque, vous devez impérativement refuser de ne pas avoir la main sur le montant, le mode, et le déclenchement de vos financements.

Dans le cas contraire, cela vous coûtera très cher et les conséquences peuvent être très lourdes pour votre entreprise.
Le Billet à Ordre (B.O). Comment négocier avec votre banque ?

La possibilité de financer vos factures par billet à ordre est à demander à la société d’affacturage, dès l’origine de votre contrat (et même si vous pensez ne jamais utiliser des billets à ordre).

Si vous ne demandez rien, vous ne pourrez pas bénéficier de ce mode de financement, même pour partie.

En effet, le factor préfère tout financer par virement, les agios étant alors à son profit.

Pourtant, tous les contrats d’affacturage acceptent de financer pour 50% par billet à ordre.
Cela signifie que sur 100 euros demandés, la société d’affacturage acceptera de financer 50 euros via un billet à ordre et 50 euros par virement.

Ce quota de Billet à Ordre est négociable.

Ainsi, en justifiant de la nécessité de ‘’renvoyer l’ascenseur’’ à votre banquier principal, la société d’affacturage pourra accepter d’augmenter le quota de billets à ordre (et le fera dans la majorité des cas plutôt que de perdre votre contrat…)
On arrive parfois (sous toute réserve) à obtenir 70 à 80% des financements en Billets à Ordre.
Les banques apprécient énormément les billets à ordre des factors. Elles n’émettent généralement aucun obstacle à les escompter.
Ce sont en effet des flux sans risque puisque ces billets à ordre sont irrévocables et tirés sur une société financière.

IMPORTANT :

La reconnaissance vouée à votre banquier historique (que vous souhaitez faire travailler) est légitime.
Mais dans l’intérêt de l’entreprise, le Billet à Ordre est aussi une ‘’monnaie d’échange’’.
Dans le cas du choix d’un factor indépendant de vos banques (la liberté de l’entreprise étant bien souvent souhaitable), il est une bonne initiative de dire à votre banquier (dont la filiale d’affacturage n’a pas été retenue) que vous avez prévu pour lui une partie de vos financements par du Billet à Ordre.
Celui-ci vous en sera gré et sera ainsi moins amer d’un contrat d’affacturage de moins.

LA NEGOCIATION AVEC LA BANQUE :

Quand la société d’affacturage vous finance avec un billet à ordre, elle prélève une commission sur ce billet.
Cette commission est généralement de 1% l’an HT prorata temporis de la durée du billet à ordre.

Cette commission EST négociable.

Ces 1% s’ajoutent donc au taux annuel que va pratiquer votre banque pour escompter ce billet.
Si la société d’affacturage vous finance par virement au taux de Euribor 3 mois + 2%, cela représente un taux de 2,80% (supposant l’Euribor 3 mois à 0,80%)

Un exemple chiffré ?

Supposons votre financement sur 60 jours (le délai moyen de règlement de vos clients), et un encours de factures à financer de 100000 euros

Supposons que vous ayez pu obtenir auprès du factor que les financements se fassent ainsi :

- 70% par billet à ordre avec une commission sur le billet de 0,9% (donc négociée)
- 30% par virement sur votre banque.

Quel taux maximal est supportable en banque sur la mobilisation de vos billets ?

Si vous financiez tout par virement, cela vous coûterait sur nos 60 jours :
(60 jours / 360 jours) * 2,80% * 100000 euros = 466,67 euros
Puisque nous ramenons bien sûr le taux ANNUEL à sa valeur sur 60 jours.
 
Si nous finançons seulement 30% par virement, cette partie nous coûte :
(60 jours / 360 jours) * 2,80% * 30000 euros = 140 euros.
Pour que notre coût global soit équivalent, il faut donc que la banque ne coûte pas
plus de 326,67 euros en mobilisant le billet à ordre. Donc :
326,67 euros = (60 jours / 360 jours) * (Taux X + 0,9%) * 70000 euros

Le taux X est donc de 1,90% soit pour notre exemple un Euribor 3 mois + 1,10%

C’est au minimum ce taux que vous devez négocier auprès de votre banque en échange de la fourniture d’un quota important de Billets à Ordre. 

IMPORTANT :

 

Vous devez rester maître de vos financements par l’affacturage. Les billets à Ordre doivent donc être définis par vos soins pour le montant à financer.

Ceux-ci doivent vous parvenir directement et vous devez refuser un envoi direct à votre agence bancaire (même si vous avez malgré tout choisi de travailler avec la société d’affacturage de votre banquier).
En effet, vous pouvez remettre vos billets à ordre à n’importe quelle autre banque de votre choix.
Les sociétés d'affacturage ont t'elles des jours de valeur ?

Oui, les sociétés d’affacturage appliquent des jours de valeur comme les banques. Ceci est parfois ''moins'' visible et il convient d'être vigilant :

 

Rappel sur les jours de valeur :

Ils consistent, pour le financier, factor ou banquier :
- A créditer les encaissements en valeur un à plusieurs jours après la date d’opération. En ce qui concerne l’affacturage, il s’agit de la réception des règlements de vos clients.
- A débiter les décaissements un à plusieurs jours avant la date d’opération. En ce qui concerne l’affacturage, il s’agit du déclenchement des financements que vous avez demandés.
Ils constituent un mode de rémunération à part entière dans la mesure où le financier dispose des fonds de l’entreprise. La période pendant laquelle le financier dispose des fonds de l’emprunteur est couramment appelée ‘’float’’ ou ‘’écart en valeur’’.
 

Le mécanisme des jours de valeur amène à distinguer plusieurs dates :

- La date d’opération à laquelle la société d’affacturage traite l’opération
- La date de valeur à laquelle le mouvement prend effet sur le compte.
Cette date de valeur est particulièrement importante puisque les agios sont calculés à partir des soldes en date de valeur...
En banque, les relevés de compte indiquent habituellement les deux dates.
C’est moins le cas dans l’affacturage.
D’autre part, les jours de valeur sont différents en fonction du mode de règlement de vos clients : Effet de commerce, Chèque, Virement, etc...

Les entreprises utilisatrices d’affacturage ne vérifient pas toujours le ‘’réalisme’’ des jours de valeur.

C’est pourtant un point extrêmement important de la dépense qu’il convient de négocier, et qui est négociable.
Comme pour votre banque, vous devez demander et obtenir le barême détaillé des jours de valeur à la société d’affacturage avant l’entrée en relation.
Nous avons constaté à plusieurs reprises de réels abus sur les dates de valeur appliquées.

Exemple (nous ne citerons personne) : Il n’est pas normal d’avoir 7 jours calendaires de valeur sur un chèque à l’encaissement (c’est généralement 2 jours en banque)

Quel est l'impact entre intérêts précomptés et postcomptés ?

Les sociétés d’affacturage pratiquent les intérêts précomptés et postcomptés lors des financements. L'impact est loin d'être neutre sur la dépense !

L’intérêt de l’entreprise est de négocier des intérêts postcomptés.

Les intérêts précomptés, RAPPEL :

Précompter des intérêts signifie anticiper sur la durée du financement et facturer immédiatement les intérêts prévus.
Dans le cadre d’un crédit de trésorerie bancaire la durée du prêt est parfaitement maîtrisée, cela n'a donc pas d'impact.

En revanche, dans le cadre du financement de factures, nul ne connait le délai précis de règlement des clients.

Le précompte en affacturage est donc erroné dans la majorité des cas. Il a un impact non négligeable pour les raisons suivantes :
- Si la société d’affacturage applique une durée de règlement client trop courte, vous risquez d’être financé à un taux beaucoup plus élevé pour les encours qui dépasseront cette durée ‘’théorique’’.
Vous allez subir fréquemment ce surcoût.
- Si la société d’affacturage applique une durée de règlement trop longue, elle prélève donc trop d’intérêts. Comme elle vous ‘’prête’’ la valeur de ces intérêts (voir ci-dessous les intérêts payés sur les intérets), vous êtes pénalisé.
D’autre part, la restitution mensuelle des intérêts trop perçus quand bien même elle existe, risque de ne pas s’appliquer sur les intérêts des intérêts perçus à tort.

Voici à titre d’exemple le cumul des coûts sur une opération de financement à base d’intérêts précomptés :

Nous sommes le 14 Mars.
La société d’affacturage a reçu un volume de factures qui ont été traitées.
Nous considérons que votre client aura réglé ces factures le 14 Avril.
L’entreprise a 1000000 euros de disponibilités chez le factor (considérant qu’il s’agit bien en totalité d’encours client).
Elle décide de financer ces 1000000 euros.
 
Le taux de financement est à EURIBOR 3 mois + 1,50% soit 2,30% (considérant l’EURIBOR à 0,80%)
Le factor va financer avec des intérêts précomptés et 2 jours de valeur.
 

L’entreprise va donc être emprunteuse pendant 31 jours (18 jours en Mars et 13 en Avril)

Compte tenu des jours de valeur, le nombre de jours d’intérêt facturés est donc de 33 jours.
Le montant des intérêts s’élève à : 1000000 x ((31+2)/360) x 0,0230 = 2108,3 euros
 

Les jours de valeur augmentent le coût réel du financement.

L’impact des deux jours de valeur sur le taux réel est : 2,30% x (33/31) = 2,44%

Le précompte des intérêts impose des frais supplémentaires :

La société d’affacturage considère ‘’financer’’ cette part d’intérêts.
Le précompte conduit donc à payer des intérêts sur les intérêts.
 
Le coût en est : 2108,30 x (33/360) x 0,0230 = 4,44 euros
 

L’impact du précompte sur le taux réel est de :

2,44% x ((1000000 + 2108,3)/100000) = 2,445%
 

L'impact des 360 jours bancaires :

L’entreprise se finance sur la durée d’une année civile. Toutefois les financiers utilisent tous comme base de calcul 360 jours au lieu du nombre réel de 365 jours.
Cette pratique augmente légèrement le montant des frais financiers :
365/360 = 1,01389
 

L’impact des 360 jours sur le taux réel est donc de : 2,445 % x 1,01389 = 2,478 %

Notre taux initial de 2,30% est en réalité de 7,18% supérieur...

 

Les intérêts postcomptés :

 
C’est le calcul le plus juste car il n’y a aucune anticipation de la durée du financement.
Un point sur le mois écoulé est effectué entre les jours créditeurs et les jours débiteurs du compte.
Les intérêts sont alors appliqués et débités sur la durée réelle du financement.
 
 
 
 
Quels sont les dangers sur les taux en affacturage ?

Le danger principal chez les sociétés d'affacturage est celui du taux ''à deux vitesses'' :

En effet, certaines sociétés d’affacturage ont ce mode de fonctionnement.

Un taux X, parfois appelé ‘’taux préférentiel’’.

Le commercial vous indique que ce taux est celui pratiqué jusqu'à l'échéance moyenne de vos factures.
Il s’agit de la moyenne de règlement client retenue par la société d’affacturage après examen de vos comptes clients)
Attention :
Toujours vérifier que la durée moyenne de règlement retenue par la société d’affacturage est réaliste. En effet, tout débordement de cette durée moyenne de règlement va coûter un taux de financement plus élevé.

Un taux Y , parfois appelé ‘’taux normal’’

Le commercial vous indique que, comme le découvert dans les banques, continuer à vous financer une facture au delà de son échéance comporte un risque supplémentaire.
Ce risque est donc rémunéré par un taux plus élevé.
C’est ce taux qui va être pratiqué sur le nombre de jours de dépassement dès l’échéance des factures.

Mais la dépense finale est toute autre !

Si vos clients payent en moyenne à 60 jours, la société d’affacturage va ‘’précompter’’ 60 jours d’intérêts financiers au taux X.
A l’issue de chaque mois, il est établi une ‘’balance’’ des encours entre les règlements reçus qui soldent d’anciennes factures et les factures nouvellement achetées.
Les règlements reçus éteignent les agios, les nouvelles factures génèrent de nouveaux agios.

La société d’affacturage ajuste alors chaque mois les intérêts financiers à la réelle utilisation d’argent.

Si le règlement moyen est constaté à 55 jours, on vous restitue 5 jours au taux X
Si le règlement moyen est constaté à 70 jours, on vous débitera 10 jours au taux Y

Il convient de refuser le principe du taux à deux vitesses :

Pour quelle raison ?

Parce que le taux Y s’applique à tout ‘’débit du compte courant’’ 
A chaque lot de factures remis, et d’autant plus au démarrage du contrat, le factor ne dispose pas de l’argent de votre client.
Il considère vous prêter de l’argent, y compris sur vos frais. C’est au débit du compte courant et c’est donc le taux le plus fort, Y, qui tourne dans l’attente du règlement de votre client.
 
Si nous confions 10000 euros TTC de factures :
- La société d’affacturage alimente ce qui lui est dû, puis ce qui est ‘’retenu’’, et vous finance le solde.

Pour cela, elle considère  ‘’prêter’’ cet argent soit dans notre exemple :

- 10% en fonds de garantie soit 1000 euros (Ces 1000 euros sont financés au taux Y)
- La commission d’affacturage est prélevée (Elle est également considérée financée au taux Y)
- Les intérêts financiers au taux X sont appliqués au solde pouvant vous être financé. Si ils sont précomptés, ils le sont sur la rotation moyenne de votre poste client.
Comme il s’agit d’un prélèvement immédiat de ces intérêts financiers (principe du précompte),  ces intérêts sont donc financés au taux Y.
L’entreprise paye donc des intérêts financiers sur les intérêts financiers.
- Si votre encours est composé d’un gros client qui paye toujours tardivement, vous allez subir un impact financier en basculant sur le taux Y, dès passé le délai moyen de règlement client.

NOTA :

Nous avons constaté à plusieurs reprises une réduction quasi automatique du délai annoncé de règlement client chez quelques sociétés d’affacturage.

 Si ce délai vous semble erroné après quelques semaines de fonctionnement, il faut absolument demander à la société d’affacturage de le réviser, et de le faire coller à la réalité.

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